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Ainsi va la vie... épisode n°83...AIMONS-NOUS VIVANTS

 

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Ce matin je me suis réveillé tout guilleret… C’est le mot guilleret qui vous ?... Oui, c’est vrai je reconnais j’aurais pu employer un  qualificatif plus approprié au personnage comme gai, avec une pêche d’enfer ou je ne sais quoi mais un mot moins… Guilleret ça donne tout de suite un côté page et troubadour en collants moulants au milieu de  princesses et dames de la cour  en robes de soie et  d'organdi arborant des chapeaux pointus le tout évaporé de livres reliés cuir. Guilleret a une connotation désuète et légère ? Très légère.

 

 Guilleret ! Et vous me voyez déjà gambadant dans les herbes hautes une pâquerette sur l’oreille et un coquelicot dans la bouche les jambes à l’air. Non ? Vous avez raison. Même avec un effet miroir poussé au maximum je ne m’y reconnaîtrais pas ni vous non plus d’ailleurs. Si en plus dans ce cadre champêtre mon tee-shirt trop long donnait une illusion de jupette je serai plus proche du légionnaire romain ou  du gladiateur que de la danseuse en tutu batifolant dans un rêve … là je sens que vous vous bidonnez grave !

 

 Non  ce matin le premier truc qui m’a mis dans cet état euphorique c’est d'avoir débuté ma journée par un quiproquo.  Stupide je le reconnais mais j'en ris encore. En allumant la radio j’ai entendu : « Aujourd’hui c’est la fête des seins de tous les seins à ne pas confondre avec la fête des Maures ». Oui je sais il faut que je fasse les frais d’un sonotone nouvelle génération, je ne vous le fais pas dire. Parc 'qu'un un truc pareil tu voudrais l’écrire que tu n’y penserais même pas.

 

Donc, durant quelques longues secondes cette erreur d’interprétation phonique et homonymique m’a fait éclater de rire. Et croyez-moi commencer la journée en faisant pour premier exercice travailler ses muscles zygomatiques y’a rien de meilleur pour vous mettre en forme.

 

J’avais déjà fait une confusion presque similaire il y a quelques années  avec : les seins de glace, mais la fête des seins au lieu des saints ?!... Que dieu me pardonne.

 

Cette semaine J’avais préparé quelques ébauches de textes  pour notre chronique hebdomadaire et puis en me relisant, j’ai trouvé les sujets abordés un peu trop… sérieux, réfléchis, profonds parfois. Bref pas très joyeux. Le tout distillé à travers une écriture presque académique. Cette écriture dont il m'a fallu des années pour réussir a m'en éloigner. Une écriture précise mais chiante et ce n'est pas le but de cette chronique. Donc, j'ai laissé mes ébauches au placard.

 

Des ébauches pas très joyeuse comme  ce début novembre, où, si l’on fête les saints on fête aussi les morts !

Les morts. On voudrait que le sujet ne soit pas triste. Qu’on pense à eux comme s’ils étaient encore là !... Je veux bien.  Soyons honnête ; on se la joue, on fait semblant. En vérité ceux qu’on aime et qu’on a aimés nous manquent. Alors personne ne me fera croire qu’on va au cimetière le cœur en joie et qu’on n’en ressort pas des larmes plein yeux et pire quand ces larmes ne coulent pas c’est qu’elles nous brulent à l’intérieur comme les laves d’un volcan. L’absence ne se compense pas et certains jours le silence fait un bruit assourdissant quand il n'est pas etourdissant.

 

J’aime toutes les fêtes et je me fous royalement de leur récupération commerciale, Noel, Jour de l’an Pâques, fêtes des mères ou anniversaires… j’adore.

J’adore parce que j’aime les gens, les autres, qu’ils me soient amis ou inconnus. Et oui je sais c’est un peu primaire et cucu la praline mais  j’aime comme ça! Et j'aime surtout  les voir heureux..

 

Alors même si c’est entré dans les mœurs et la tradition je n’ai pas besoin d’une fête pour penser à tous ceux qui sont partis et qui n’ont jamais cessé de compter dans mon cœur.

 

Albert camus a écrit : Le temps qu’il nous reste à vivre est plus important que toutes les années écoulées…  Pas sûr, mais on peut y croire. Surtout quand on sait qu’il s’est tué dans un accident de voiture quelques mois plus tard.

 

Alors vous savez quoi ? Comme dirait une amie qui colle cette interrogation qui ne veut rien dire à toutes les sauces … Vous savez quoi ?

 

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Aimons-nous vivants. N’attendons pas qu’la mort nous trouve du talent.
Cette chanson, une des plus belles  de François Valérie est un Hymne à la vie autant qu’à l’amour… Vivre ne nous empêchera pas de nous souvenir et de n’oublier  personne. Mais vivons ! Vivons et aimons-nous au présent.

 

Il y a toujours quelque chose de bon à tirer des mauvais moments même des pires et après les épreuves, même s’il n’est pas interdit que l’existence nous en réserve d’autres,   Il faut ; sourire dans la vie et sourire à la vie. Avoir des projets à long ou  court terme. Vouloir refaire le monde ou la tapisserie de la chambre. Rencontrer un prince charmant ou un mec tout simple mais sincère ! Ne pas ressasser mais s’ouvrir. Parfois changer un peu  les choses ou tout foutre en l’air mais ne pas rester immobile.

 

Je ne sais pas si je suis de bon conseil. Si ça se trouve je ne m’applique pas ce que je vous prodigue. Deux proverbes me reviennent en mémoire : « Fais ce que je te dis et pas ce que je fais ». Ça c’est pour le mauvais exemple que je suis peut-être. Et l’autre : « Il vaut mieux une reprise mal faite qu’un trou bien fait ». Celle-là essayez de l’appliquer… Parce que si ça se trouve vous êtes une excellente couturière et la reprise sera parfaite. Et la meilleure : Qui ne tente rien ... Ha ! Vous connaissez la fin ? Et oui ! Ça c’est la meilleure parce qu’oser c’est déjà sortir de l’impasse. Aimons-nous vivants !

 

Peut-être que mon chapitre précèdent ne vous concerne pas ; tant mieux ! Vous Vivez heureux et comblés profitez-en parce que la vie mérite d’être vécue et soyez conscient pour mieux l’apprécier encore,  que le bonheur est une chance et qu’il faut  pensez à en  savourer chaque secondes, chaque minutes, chaque jours, chaque années comme les  gouttes d’un élixir sublime et rare.

 

Quant à ceux ou celles qui l’attendent ou le cherchent dites-vous que la fabuleuse chanson de Richard Cocciante « Le coup de soleil » n’est pas qu’une chanson et qu’un jour ça peut certainement vous arriver. Et pour mettre toutes les chances de votre côté… Ne marchez pas à l’ombre !

 

Ainsi va la vie...

 

(A suivre...)

 

Williams Franceschi

 

 

 

         

Conseils de la semaine

 

 

 

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18/11/2017                                                      2 visites            


         
  



01/12/2017
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