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Ainsi va la vie ....épisode n°9 LES DROLES de NUITS !!!

DSC00929.JPGDimanche 17h45 il fait encore un mistral… je vous dis pas 

Cette semaine par petites touches j’avais ébauché la suite d’Ainsi va la vie n°8  et pour vous confirmer certains de mes propos j’avais prévu de vous présenter deux textes de chansons inédits… et puis, en relisant un de ces  textes sur lequel   je me suis souvenu que JL Barjavel avait travaillé une musique… j’ai trouvé l’écriture trop académique, un je ne sais quoi de Trop ou de Pas assez … bref si l’idée était bonne, quelques passages percutants, il fallait la réécrire, lui donner un plus…    (Si parfois je ne suis pas très souple lorsque des artistes me demande conseils ; n’en douter pas, je ne suis pas très tolérant ! avec moi-même Non plus !)

 

Et puis, Ainsi va la vie, quelques évènements sont venus troublés mon quotidien. Oh ! Rien de grave mais un rien déstabilisant.

 

Mardi vers 2h du matin d’étranges bruits m’ont réveillé. D’abord en sursaut et puis sous le poids de  la chape basse des gros nuages qui formait  mon  sommeil et encombrait encore ma voûte crânienne, je me suis rallongé, concluant que ces bruit provenaient ; soit d’un fantôme qui après une nuit bien arrosé c’était trompé de manoir soit que Laïka ma chienne avait bousculé un meuble pendant ses balades nocturnes. Je replongeais donc ma tête sous le coussin comme une autruche dans le sable pour m’isoler de toutes réalités et reprendre un rêve inachevé au point précis où ce bruit désobligeant  avait fait sauter la bobine en pleine projection.

 

Et puis, faute de me souvenir du plan précis où j’avais quitté ce rêve,  épris d’un soudain remord, j’enfilais mes pantoufles, à l’envers ça va de soi. C’est étrange ce manque de chance dans les pantoufles ; soit y’en a une qui se planque sous le lit et vous nargue sachant qu’elle est trop loin pour être facilement attrapée, soit ; et il n’y a pas cinquante possibilités, je les enfile en intervertissant la gauche et à droite… donc sans me soucier précisément de l’état exact d’ébriété de l’éventuel  fantôme j’éclairais ma lampe de chevet puis la lumière du hall, puis guidé par les habitudes nocturnes obligatoire après la cinquantaine, je passais par les toilettes avant d’arriver dans le salon.

 

A première vue rien n’indiquait l’origine des bruits. Un petit bonjour au frigo pour boire un peu d’eau… toujours rien. Dehors ce vent d’un autre monde par le mouvement qu’il provoquait sur les arbres et les parasols même fermés déclenchait via son radar l’éclairage extérieur par intermittence  ce qui me permit de voir par la fenêtre que tout semblait normal. Donc avant de me recoucher et après mettre remémorer la longue histoire que je vais vous raconter je m’installais devant mon bureau prêt à débrancher mon ordi pour le mettre sous les draps avec moi... Mais non, je refis une dernière fois le tour du propriétaire et retournais au lit !

 

Ce n’est qu’en milieux de matinée que Pascaline me téléphona pour me demander si j’avais fouillé dans son sac et si je savais ou il était… drôle de question. Quelques minutes plus tard nouvel appel de Pascaline pour me prévenir qu’elle avait retrouvé son sac vidé dans la véranda son contenu éparpillé sur le sol… mais il ne manquait rien sauf peut-être, mais elle n’en était pas sure 40 euros…

 

Dans la matinée visite de la gendarmerie qui enquêtait sur une série de cambriolages  dans mon quartier. Et là, c’est eux qui lui ont montré que la porte avait été crochetée… en plus des 40 euros les voleurs ont emporté les bananes posées sur la banque de la cuisine… ils  se sont certainement enfuis à cause de mes lumières et de ma présence. Chez ma voisine, qu’ils ont surprise en plein sommeil, ils se sont enfuis avec des espèces et un sac de cacahuètes…

Bon, je viens de faire poser une alarme sectorielle et tout le pataquès… elle fonctionne depuis cette nuit ça coûte un bras et un morceau de jambe mais depuis mardi j’avais trop de mal à dormir…                    

 

D’ailleurs mardi, si j’ai eu tant d'hésitations à retourner au lit c’est à cause d’un très mauvais souvenir datant précisément du  13 janvier 2014 .

Cette nuit-là je venais de terminer un texte sur une musique, jolie mais un rien compliquée, pour Nathalie Vera. Très jolie chanson  qui m’avait donné du fil à retordre et comme c’était la première fois que je travaillais pour cette formidable chanteuse j’avais un trac de débutant. Bref, j’avais peaufiné et repeaufiné le moindre mot, la moindre virgule, la moindre syllabe pour que le son de chaque mot colle à sa voix, une des plus belle voix avec qui il ne m’est été donné de travailler.… et dans la nuit du 12 au 13 juste pour un mot qui me gênait je m’étais réveillé et  remis au travail.

 

Vers 3 heure du matin l’affaire me paraissait parfaite…il n’y avait plus qu’à appuyer sur envoyer pour que le mail contenant ma chanson s’envole et par le truchement d’internet  tombe dans sa boite à mail. (C’est beau le modernisme). Et là !  Je ne sais pourquoi, plus qu’une hésitation le terrible doute, la stupide remise en question. Alors en regardant l’heure je décidais d’attendre un peu au cas où je trouverai mieux et je retournais me coucher.

 

A 4 heures frais comme un gardon je me dirigeais vers ma table de travail décidé à appuyer sur la touche entrée ! Et là ! Ho  Surprise ! plus d’ordi ! Plus de disque dur de sauvegarde …  la porte arrière de la maison ouverte la voiture vide et le camion de mon amie  qui vend des vêtements sur les marchés et stationne son véhicule chez moi par sécurité vidé… et  quel sentiment de culpabilité …

C’était la première fois que je vivais un cambriolage surtout en étant à l’intérieur de la maison. Terrible sensation de viol et une peine inexprimable pour mon amie.

 

Dans mon cas ils auraient pu embarquer tout ce qu’ils voulaient à part quelques souvenirs sans valeur financière, je ne suis  vraiment pas matérialiste. Mais mon ordi et surtout son contenu… car en plus de cette chanson il y en avait une centaine d’autres des photos du courrier des adresses plus un roman que je venais juste de terminer ou presque…

 

Les jours suivants, grâce aux brouillons manuscrits je réussissais à réécrire une partie de la chanson mais tous ces petits détails qui m’avaient donné tant de travail ne revenaient pas. Je téléphonais à Nathalie Vera pour lui expliquer la catastrophe craignant néanmoins qu’elle pense que je n’avais pas réussi à écrire le texte et qu’elle puisse douter de mon cambriolage qui n’aurait été qu’un prétexte… Mais c’était peu la connaitre elle fut princière. S’inquiéta d’abord de ma santé et de celle de mes proches puis  me rassura, convaincue que je retrouverai les mots et qu’elle saurait attendre.

 

Le dimanche suivant je lui envoyais le texte à 11h du matin… à midi trente toujours pas de réponses... Et puis une longue réponse par mail, une des plus jolies réponses qu’un auteur puisse espérer… Depuis nous avons enregistré cette chanson qui, et ça ne s’invente pas, s’intitule : « Chanter l’Espérance ».

 

Ainsi va la vie..

 

(A suivre….)

 

Je vous embrasse

Williams

 

Williams



15/05/2016
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