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Il était une fois: Sophie GOURDIN

Il était une fois….

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Sophie Gourdin.


Comédienne, musicienne, auteurSophie gourdin est née à Paris le 27 mai,  d’une année mémorable par ses XVIIIème Jeux Olympiques  et premier de l’histoire à se dérouler en Asie,  d’une mère suédoise et d’un père français.

Au-delà de l’histoire romanesque qui unira l’hôtesse de l’air et le chef de cabine, ses parents  ne semblent être en rien  responsables de sa passion viscérale pour la comédie. Sa grand-mère par contre, qui écrivait des poèmes que son amie d’enfance et camarade de classe Ingrid Bergman lisait en public lors des fêtes scolaires, n’est surement pas étrangère à son gout prononcé pour les beaux textes… Mais c’est à 11ans après avoir vu à la comédie française Jean Le Poulain dans : "Le malade imaginaire"…. que sa vocation est née et ne la quittera plus.

 

En 1984, après s’être brillamment essayée aux feux de la rampe dans plusieurs pièces dont : « Noces de Sang » de F. Garcia Lorca ou « La dispute » de Marivaux, notre grande brune aux yeux verts   entre au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris dans la classe de Michel Bouquet puis de Gérard Desarthe mais aussi de Vivianne Théophilides et Jean-Pierre Vincent. Elle avoue, avec beaucoup d’émotion que l’un des moments les plus forts et des plus émouvants de sa carrière ; est certainement sa sortie du conservatoire après sa troisième année qui eut lieu au théâtre de l’Odéon où elle joua le monologue de Philippe Minyana : « Chambre ».

 

Dès la fin de ses études en 1987, elle tourne son premier film, « Envoyez les violons » de Roger Andrieux mais entame véritablement  sa carrière de comédienne en jouant au théâtre dans « Les Femmes savantes » sous la direction de Françoise Seigner. C’est à cette occasion que Jean le Poulain alors devenu administrateur de la comédie française la rencontrera pour lui faire part de son désir de la faire entrer comme pensionnaire dans l’illustre maison. Malheureusement il décèdera  quatre jours après leur rencontre. Sophie gardera jusqu’à aujourd’hui encore, l’amer regret de n’avoir pu intégrer la maison de Molière.

    

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Malgré cette lourde déception en plus de la perte du maître,  Sophie poursuivra sa route en passant du « Le Roi Lear » dirigée par Jacques Kraemer, à la peau de Zerbinette dans « Les Fourberies de Scapin » auprès de Daniel Auteuil sous la direction de Jean-Pierre Vincent. La suite au théâtre s’étendra sur plus de 25 pièces allant de  « Macbeth »  à « Feu la mère de madame » de Feydeau et surtout ; à ne pas oublier ; « Les menteurs » avec Laspalès & Chevalier.

Au cinéma on la verra, entre autre, dans : «  Yamakasi » de Besson ou « l’Antidote » au côté de Christian clavier et plus récemment dans « Elle l’adore » de Jeanne Herry avec Sandrine kiberlain. Mais c’est à la télévision,  où elle tournera dans de très nombreuses  séries de  Julie Lescaut à  Alice Nevers  de Boulevard du Palais à Sauveur Giordano  de Fais pas ci fais pas ça à Central de nuit  sans  oublier la Série Malone avec Bernard Verley  qui la rendra populaire. Mais, c’est, à mes yeux surtout dans les téléfilms comme « Rumeurs » et quelques autres, qu’elle saura et pourra faire passer au travers des  rôles marquants, forts et de caractères, l’étendue de son jeu et de son talent.

       

Sophie Gourdin c’est aussi la musique. Passion qu’elle assouvit en famille avec François Stall et leurs deux fils Arthur et Paul,   en concert partout en France et en ce moment tous  les 1ers lundis de chaque mois sur la péniche Antipode....sur le bassin de la Villette... Sur scène la complicité et la communions jusqu’à l’osmose de Sophie Gourdin  et François Stall ne laisse aucun spectateur indifférent. D’ailleurs en sortie de concert, si les compliments fusent sur la musique, la poésie ou l’interprétation le ressenti sur ses deux artistes qui n’en forment plus qu’un  revient comme un leitmotiv dans presque toutes les bouches. 

 

Trop souvent cantonnée dans des personnages forts aux caractères bien trempés, Sophie excelle dans tous les registres reste à lui  donner plus souvent l’opportunité de le prouver. Elle tourne au moment ou j'écris ces lignes: Meurtre à Stasboug de Laurence Katrian...  Talent, amour, passion, dévouement, sincérité et gentillesse… Sophie, en plus d’être une fantastique comédienne est une Dame de Cœur !

Bravo l’artiste

 

Williams Franceschi  

    

 

 



12/05/2016
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