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Croire au Père Noel

DSC02240 - Copie.JPGCe matin, un ciel azur qui n’existe nulle part ailleurs, soutenu par  une lumière froide et vive  nappe la Provence. Un vent léger par petites vagues berce la cime des pins. Le fond de l’air est doux, très doux. Trop peut-être semblent dire les prévisionnistes et météorologues de tous poils.

C’est vrai il y a quelque chose qui cloche. Tout ça provient du réchauffement climatique… Mais en attendant on chauffe un peu moins les maisons, on consomme donc moins d’énergie fossile ou pas,  les SDF ne meurent pas de froid, y’a des vaches qui mangent de l’herbe fraîche sans être obligé de leur fournir du fourrage ramené par camions dont ne sait où, les ouvriers du bâtiment ne sont pas couvert comme des bibendum  et j’aurais encore un chapitre d’exemples pour justifier ma mauvaise foi si ça vous chante…

…et puis  franchement, ce soleil me donne le moral...

Je sais !  C’est pas bien. Je m’en veux de ne pas m’en vouloir plus que ça.  Et même de me réjouir.

Il faut faire gaffe à la planète. Je sais  les marchands de doudounes et les stations de ski font la gueule… Bientôt on plantera du Bordeaux à Lille et des citronniers à Strasbourg...  C’est vrai, c’est pas bien.

 

D’ailleurs le Père Noël a réuni, à Paris,  y’a pas si longtemps, les grands de ce monde pour discuter du problème. Le père Noel ? Bien sûr que c’est lui ! La première fois qu’on a parlé de ce super banquet entres grosses têtes bien pensantes, un ami m’a dit : « Réunir Poutine et Obama à la même table ? Et faire signer les chinois ? Tu crois au père Noel ? ».

Et il avait raison. Il n’y avait que lui pour régler tout ça : Le père Noel. Je sais, personne ne l’a vu pendant la réunion. Mais je vous rappelle pour mémoire que  personne ne l’a jamais vu non plus malgré  ses ennuis de surcharges pondérales passer dans une cheminée et en ressortir sans l’ombre d’une tache de suie et pourtant il fait ça tous les ans avec son habit rouge.  Et ben là, c’est pareil on l’a pas vu mais il y était.

 

Au départ je voulais vous parler de l’année 2015… faire un p’tit bilan ! Genre on pose sur la balance les bons et les mauvais jours, on essaie d’oublier ou de s’en servir… et puis je me suis vite rendu compte que ça ne servait pas à grand-chose. Qu’au fond les problèmes de chacun ne se régleraient pas mieux en les livrant par écrit sur Facebook ou ailleurs même si quelque part ça libère… (« Quelque part» ça  c’est une expression un rien as been, qui marque presque une génération comme nana ou meuf) …  mais reprenons. Donc ça ne sert pas à grand-chose… Mais parfois, pas toujours, mais parfois ; si on voulait croire au Père Noël et à la magie qu’il dégage… il y a des petits écriteaux sur lesquels des doigts désespérés on écrit à la craie : Amour en convalescence ou l’on pourrait  lire : Cœur à prendre… (C’est à toi que j’ai dit ça ! et bien je le répète en appuyant un long regard plutôt langoureux et en te soufflant un baiser dans le creux de la main)   

Si l’on voulait croire au Père Noël : Il y a aussi  des : « Je t’aime » spontanés, qui remplieraient des cœurs mieux que toutes les roses rouges du monde en un seul bouquet…

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Allez, je vais aller faire un tour avec mon chien, me réjouir de l’état de santé de deux personnes ; l’une très proche et l’autre moins. Quoi que si l’écriture et l’amour des artistes n’est pas un lien de rapprochement… de belles personnes  viennent toutes les deux de passer ce cap ou la pire des maladies est enfin un mauvais souvenir.  Faire un tour avec mon chien et  ne plus penser aux travaux sur  ma maison.  

Réfléchir. Réfléchir  à l’idée d’une nouvelle chanson, à  la tournée d’un groupe et d’un ami qui se joue a quelques points,  à ne plus me focaliser sur les moments pénibles qui ont jalonnés cette année et que sais-je encore...

Ensuite j’irai m’asseoir dans un relax sur la terrasse et je chercherai par transparence en fermant les yeux dans cette lumière solaire qui traverse les paupières et vous chauffe la peau jusqu’au frisson. Je chercherai  un visage…  son sourire, son regard  et le son doux  de sa voix comme une caresse, jusqu’à en oublier pour un instant et peut-être plus ; le reste du monde.

 

Williams Franceschi



30/12/2015
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