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Ainsi va la vie... Épisode n°57… MOURIR d’AIMER ou VIVRE SON AMOUR

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MOURIR d’AIMER ou VIVRE SON AMOUR

 

Cette année-là, la France est émue. Gabrielle Russier jeune professeur agrégée de français s’est suicidée. Condamnée d’abord à 12 mois de prison avec sursis mais comme  cette peine entre dans le cadre de la loi d’amnistie  le procureur de la République, peut-on parler d’acharnement, intervient pour demander et obtenir  treize mois non amnistiables.

 

Que lui reproche-ton ? D’avoir aimé Christian son élève âgé de seize ans alors qu’elle en a trente-trois. Il y a détournement de mineur. C’est condamnable… L’affaire fait du bruit et la France s’émeut. S’émeut seulement.

 

Ce n’est que deux ans plus tard, quand André Cayatte sortira son film « Mourir d’aimer » sublimé par la chanson de Charles Aznavour, un chef-d’œuvre, qui plantera le clou  plus profondément encore, que la France pleurera.

 

Découvrir  cette magnifique et dramatique  histoire au cinéma avec Annie Girardot dans l’un de ses plus grands rôles fait pleurer dans les chaumières. On crie à l’incompréhension, on fustige la justice de l’époque. La France pleure parce que Gabrielle est morte. Mais si elle n’avait pas pris cette terrible décision de : Mourir d’aimer ?

 

Aujourd’hui l’affaire ne se renouvelle pas, mais le fond est exactement le même. Brigitte Trogneux et Emmanuel Macron. L’élève et la prof. Il avait 15 ans elle 39. Il l’aime. Très vite elle l’aimera et l’amour interdit devient amour clandestin et la suite… Je vous passe les détails tout le monde les connaît.

 

L’élève est brillant, très brillant mais la prof l’est tout autant et si Emanuel a fait le parcours qu’il a fait, s’il a réussi à s’élever aussi haut, la prof peut-être mais Brigitte j’en suis convaincu, y sont pour beaucoup.

 

Dans chaque réussite d’un homme il faut  chercher la femme. Et cette réussite-là, avouons-le, est exceptionnelle.

 

Mon article pourrait s’arrêter là juste en retraçant succinctement deux parcours et deux aboutissements bien différents avec un seul fil conducteur ; l’amour. Je devrais écrire l’AMOUR ! Même quand il s’écrit en gifles majuscules, l’AMOUR gagne toujours.

 

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Mais non ! Je ne peux pas en rester là
,
aussi belle soit la conclusion.

Aujourd’hui ce qui me choque et le verbe choquer est loin de refléter l’exactitude de mes pensées c’est l’acharnement et la méchanceté.

Passe encore sur les caricatures, loin de me faire même esquisser l’ombre du rictus d’un sourire, ou les photos le plus souvent choisies pour leurs plus mauvais angles et qu’habituellement toutes les rédactions jetteraient à la corbeille, non ce qui me choque c’est surtout les propos et commentaires  tenus sur les réseaux sociaux ou ailleurs qui sont un ramassis de la méchanceté et ou j'y sens parfois un zeste de jalousie. Je ne peux pas parler de plume trempées dans le fiel car ces gens-là n’écrivent pas à la plume mais plutôt à l’encre baveuse d’un vieux stylo bille défectueux.  C’est à vomir.

 

Je ne fais pas de politique et quand bien même, je n’ai jamais exprimé mes convictions considérant que ce n’était pas mon rôle. Je ne suis qu’un chroniqueur  et surtout un souffleur de vers et de mélodies.  Et ni ma minuscule notoriété ni ma petite plume n’ont vocation à convaincre qui que ce soit.

Mais la méchanceté  m'hérisse le poil et les mots employés à l’égard de Brigitte Macron sont à vomir ! Je me répète et j’insiste. Je me suis même fait insulter simplement parce que j’avais dit qu’il faudrait avoir un peu plus de décence, de retenue et de respect.

 

Le soir du résultat des élections j’ai trouvé Brigitte, vous permettez que je l’appelle Brigitte ? Car plus on l’attaque plus je la trouve sympathique ; au soir des résultats je l’ai trouvée  particulièrement jolie avec un charme indéfinissable. Elle avait tout à coup quelque chose de Jane Fonda et  sa petite fille qui avait rejoint le couple m’a fait craquer. Il y avait dans son regard et ses attitudes encore une fois beaucoup d’amour.

C’est vrai je suis bon public mais, il y avait de quoi. Opération séduction? Dans ce cas bravo, beaucoup devraient s'en inspirer.

 

Je crois qu’en dehors de m’avoir blessé par ricochets,  par leur bêtise, leur méchanceté et tous les qualificatifs que je pense très fort mais que la morale m’interdit d’écrire, je pense  que ces gens-là ont l’esprit si petit, si étroit, que je m’interroge sur la présence d’un cœur dans leur poitrine et d’un cerveau dans leur boite crânienne.

 

Je pense aussi qu’ils ont par contre réussi un effet contraire. Plus j’y pense et plus ce couple, qu’il soit ou pas sur la plus haute marche du podium, par son histoire, son parcours,  son amour indéfectible,  ce couple me plait et il semble que je ne sois pas le seul.

Ainsi va la vie...

 

(A suivre…)

 

Williams Franceschi 

 

 



13/05/2017
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