Articles et chroniques

Articles et chroniques

Ainsi va la vie… épisode n° 69 Enfin je me la coule cool…

 DSC02991.JPG

Ce matin j’ai rangé mon bureau ! Ça c’est une nouvelle importante et qu'elle est bonne ; comme dirait Coluche. C’est le premier jour depuis des mois que je ne suis pas dans l’obligatoire. Je n’ai rien sur le feu ; ni chansons, ni textes, ni articles quoi que… mais abandonnant provisoirement les travaux de ma cuisine, le plus gros étant fait, je me suis au moins fixé cette obligation-là. Et ça y est ; c’est tout propre et tout bien rangé.

 

Pire que les feuilles d’automne aux pieds des arbres les feuilles blanches, raturées, annotées, froissées ou pliées, les photos, les CD, les dossiers, s’étaient accumulés en tas, en monceaux et monticules. Y’en avait de partout sans compter la poussière. Meme si dans ce bordel innommable je m’y retrouve j’avoue que de temps en temps il faut que je m’habille du costume de monsieur propre ;  celui de la fée du logis me serre un peu aux entournures surtout la jupette.

 

41JDFuVCCbL__SX324_BO1204203200_.jpgComme vous le voyez sur la photo je n’ai gardé face à moi que le dossier de presse de Sophie Darel. Pourquoi ? Merci de me poser la question. Parce que je suis en train de lire son livre : « Moi vieillir plutôt crever » et d’écrire un article par petites touches. Et, mais c’est un secret que je ne divulgue jamais sinon ça ne serait plus un secret, sauf à vous, je vous fais confiance n’en parlez a personne, et… j’ai besoin lorsque j’écris sur quelqu’un de positionner son visage en face de moi faute de l'asseoir comme une petite fée sur l’étagère d’angle qui supporte ma lampe, pour lire dans son sourire, ses attitudes et surtout dans ses yeux tout ce qui ne se dit pas. C’est une façon de travailler, la mienne depuis un bail.

 

Vous pensez peut-être que les photos mentent ? Qu’elles sont le reflet d’un instant, d’une pose artificielle, d’un instantané qui n’a plus cours des années ou des mois plus tard ? Que ce que cette image figée m’envoie aujourd’hui n’est plus représentatif ? Pour une part vous avez raison. Mais pour une part seulement. Pour le reste j’en fais mon affaire et j’essaie de lire entre les lignes d’un visage sans être troublé par ce que me révèle  la profondeur des regards.

 

Donc j’ai commencé la lecture de ce livre. Habituellement tous ces bouquins très people et showbiz me gonflent. Dès la quinzième page je lis en diagonale, avant invariablement de jouer à saute-moutons   de tête de chapitre en tête de chapitre. Je ne devrais pas reconnaissez-le je suis mal placé pour cracher dans la soupe. Mais leur écriture surfaite, dirigée, presque programmée pour atteindre une cible m’est indigeste.

 

Là, c’est autre chose. Si en dernière de couverture vous pouvez lire : Sophie Darel en immersion avec Jack Anaclet ce n’est pas pour rien. Ils nous jouent un concerto à quatre mains avec une fantastique virtuosité. Sophie nous entraine sur les chemins de son enfance, de ses débuts, seule puis  aux cotés  de Jacques Brel, de ses amours, de ses déceptions, de ses grandes émotions, de ses souvenirs… puis à la rencontre de personnalités, je devrais dire de personnages, qu’elle interroge sur tout et en particulier sur leur vision de l’âge…  Je ne l’ai pas encore terminé et pourtant je vous le recommande déjà vivement.

 

J’aime beaucoup Sophie. Et justement quand j’aime beaucoup une artiste et que tout le monde le sait j’évite de m’étaler sur son actu sauf quand elle est brulante comme les concerts par exemple. Mais aujourd’hui ce serait dommage de rester sur cette position. Alors  je fais une exception parce qu’autant sur le fond que sur la forme ; j’Adore…

 

Si évidemment, on est pris par le récit; l’écriture claire, légère, souvent nuancée , volontairement à l'emporte-pièce, parfois, toute en subtiles analyses et en élégance;  devient une écriture bien plus profonde qu'il n'y parait de prime abord. Et surtout une écriture   en permanence teintée d’humour. Cet humour qui se glisse sur le tissu comme de la broderie fine.

 

Une merveilleuse narratrice et une si belle plume ont réussi un très bon livre… je vous en reparlerai !

 

Mais encore une fois si vous cherchez de quoi vous occuper l’esprit pendant que le soleil caresse votre peau halée…n'hésitez pas

Quand a celles ou ceux qui se font  complètement cramer  le derme et l'épiderme .... La lecture a l'ombre en attendant que la Biafine fasse sont effet est recommandée... 

 

20668196_10209806161412006_632472153_n.jpg
Ce qui est bien avec cette chronique
c’est que je peux m’étaler vers des angles sans importances et improbables ou  déborder du sujet initial sans avoir de comptes à rendre à quiconque ; cette liberté que je ne pouvais pas me permettre dans mes propres journaux ; cette liberté n’a pas de prix et je me l’offre.

 

Et puisque aujourd’hui cette chronique  n’a pas de sujet précis  et que j’effleure plus que je ne pénètre, je me suis souvenu de tant de choses en lisant le livre de  Sophie, surtout à l’évocation de certains personnages…

 

J’ai revu Jacques Séguéla qui m’avait reçu chez lui à Neuilly, avec cette manière de s’exprimer si juste et si précise que vous n’osez même pas l’interrompre un quart de seconde tant Il répond à toutes vos questions avant même que vous ne les lui ayez posées… et il y répond bien.

 

J’ai revu Guy lux. Oui Guy Lux,  que j’avais croisé a maintes reprises et ça m’a rappelé aussi Jacques Martin dont j'ai fait la première partie. Ces incontournables de la télé d’une époque dont on a dit le plus grand bien dans la semaine qui a suivi leurs décès et comme je ne dis jamais de mal de personne je m’abstiendrai.

 

Mais je serais faux-cul si j’en restais là. S’ils avaient le talent qu’on leur voue, et moi  je ne leur voue rien du tout ! sortis de scène mon fils dirait qu’ils se la pétaient grave. Personnellement mes qualificatifs à leur égards seraient beaucoup plus ras des pâquerettes et frôleraient un vulgaire que les chastes oreilles de certains de mes lecteurs risqueraient de me reprocher. Je plaisante bien sûr pour les chastes oreilles pas pour le reste. D’ailleurs qui s’en souvient vraiment et qui s’en souviendra? 

Parmi  les dinosaures de l'audiovisuel présents ou passés seul Michel Drucker m'inspire admiration et respect.

 

Inutile d'encombrer le canapé du plus renommé des psy, ni d'avoir un ego démesuré,  pour se rendre compte sans plus d'analyses, que la situation des autres nous ramène évidement le plus souvent   à la notre. Et ce changement physique et par ricochet psychologique que le temps opère sur nous, à travers quelques phrases qui tuent mémorisées au fil du livre de Sophie, ont fait remonter une situation similaire vécue il y a  peine quelques jours.


20667914_10209806214093323_397858926_n.jpgEn groupe, dans lequel je ne connaissais pas personnellement tous le monde, nous parlions autour d'une table à la terrasse d'un café d'évènements datant de 1984 et puis, gentiment et je ne sais trop pourquoi, une des participantes croyant certainement me flatter a lancé:

 

- Mais qu'est-ce qu'il était beau Williams !... à cette époque.

Je ne sais pas si j'ai rougi mais cette affirmation jetée a la volée m'en a fait momentanément oublié l'usage de l'imparfait

- T'es encore pas mal... C'est pas ce que je voulais dire... Mais avec ses cheveux longs... ce visage ... tout mince en plus

Gloup! plus mal a l'aise tu meurs.. Je croyais que le: "Tout mince" avait fini de me liquider; mais non, elle allait en remettre un couche.

- Moi j'étais très amoureuse de lui et pas que moi...

Ho! Putain... Cette brave dame de 75 ans qui en avait donc 42 au moment des faits et moi 28 remettait des pendules à l'heure. Sauf que j'ai vécu chaque âge avec plaisir et que si le: "Tout mince"  s'est armé d'un petit airbag pour protéger sa ceinture abdominale il ne regrette rien et ce passé ne lui manque vraiment pas... 

Bien que ce regard m'ait obligé a m'interroger un court instant il n'a pas changé grand chose sauf a posteriori de me faire sourire.    

  

La semaine dernière j’ai reçu pour un week-end prolongé mon amie Hélène Mignerey. Un bonheur ! Une chanteuse rare avec, et c'est un euphémisme, une superbe  voix….et un  talent fou. Je ne vous parle pas toujours des artistes qui me rendent visite car dans bien des cas ma vie publique s’arrête ou commence leurs vies privées.

 

Ainsi va la vie…  

(A suivre)

 

Williams Franceschi

 

Je vous embrasse ...

 

     

 



13/08/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 110 autres membres