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UNE JOURNEE COMME LES AUTRES…OU PRESQUE

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Ce matin je devais aller à Arles, la belle ville de notre Anne-Marie David  nationale   (Je sais on dit : en Arles pour éviter ce petit hiatus dissonant et surtout parce ce fut un royaume au IX siècle. Mais bon, sauf si vous êtes nombreux à me le réclamer à cor et à cri,   je ne vais pas vous faire un cours pompe l’air sur le sujet).  Tout ça pour vous dire que je devais aller à quelques bornes de chez moi en extérieure et qu’en mettant juste le nez dehors  dans la nuit noire et  froide du petit matin ; il pleuvait !... J’ai hésité un minuscule instant, j’ai rallumé le poêle et  je suis retourné me coucher.

Heureusement que je ne suis pas parti. Hier pendant que j’écrivais un papier sur le dernier film de Claude Lelouch le facteur a dû sonner. Pas trois fois? Ça m’étonnerait,  pour me remettre un recommandé. Mais quand je suis concentré sur un sujet…comme dit mon fils :

« Quand t’es là, t’es souvent ailleurs et quand t’es ailleurs t’entends rien ».

Et vous noterez la délicatesse du fiston et l’usage du « souvent » alors qu’il pense « toujours ». Et en effet ; j’ai rien entendu. Et  Je n’ai découvert  ce petit morceau de papier cartonné dans la boite aux lettres laissé par le facteur que dans le courant de l’après-midi. Tatatan ! Début de l’angoisse. (Le bord de l’angoisse)

Pas la peine de se précipiter à la poste ; la lettre n’est disponible que le lendemain matin et à partir de 11heures si le dit  facteur n’a pas eu la bonne idée de la garder sur lui pour la représenter le lendemain. Mais ce second cas de figure est impossible avec  mon facteur qui a pris ses cours du soir de fonctionnaire chez : Les chevaliers du Fiel et obtenu un agrément spécial avec Mado la niçoise. Non, mon facteur je le connais bien, c’est un grand…lymphatique dirons-nous.

Un : il n’a pas du appuyer très fort sur la sonnette et deux : Je présume qu’il ne veut  pas alourdir sa sacoche du poids terrifiant d’une lettre supplémentaire pour me la représenter.

Donc ce matin, j’ai béni le ciel et sa pluie d’avoir forcé le destin car si j’étais parti comme prévu je me serais certainement souvenu de cette lettre ; soit sur l’autoroute soit à mon arrivée et là pas question de faire demi-tour et comme ma présence  à Arles devait durer au moins jusqu’à 18h trop tard au retour  pour passer à la poste…

Donc ce matin j’avais totalement oublié la lettre et les angoisses de la veille jusqu’à 7h30 où tout à coup j’ai revu ce bout de carton maudit posé sur la banque de la cuisine.

Et de 7h30 à 9heure,  parce que le mercredi dans ma charmante petite ville la poste n’ouvre qu’à 9 heures je me suis posé un monticule de questions sans réponses et puis le vide, car à part le RSI susceptible de me menacer pour que je paie des sommes astronomiques et imaginaires avant de revenir en arrière et de me rembourser un trop perçu que je réclamais depuis 3 ans je ne vois pas. Aucunes infractions routières… En tout cas j’ai mouliné fin fin la mémoire passive et active avant de tamiser pour en arriver à : Va falloir attendre 9h.

Et à 9 heures coup de pot, mais c’est normal il pleut. Presque personne devant la poste. Les portes s’ouvrent, c’est marrant comme tout parait lent dans ces cas.  Je garde un air détaché pour ne rien montrer de mon impatience,  avant de  tendre le carton à la jeune préposée derrière son guichet. Evidement elle me demande une pièce d’identité alors qu’elle me connait depuis des lustres et part fouiller dans de longs tiroirs métalliques avant d’interpeler sa collègue. « Il les a ramené les recommandés d’hier ?…. » Je sens que je vais m’énerver si… «  Oui ! Oui ! » La réponse me soulage, mais à peine. La préposée a gardé mon permis de conduire et serre ma lettre dans sa main. Elle me la tend tout en consultant mon permis et surtout la photo et me lance avec un large sourire « Hé Vous étiez pas mal, vous avez dû faire des … » et sa moue a  naturellement rempli les pointillés. J’ai failli lui répondre : « Pourquoi aujourd’hui ?.... » En grimaçant.  Mais elle ne m’en a pas laissé le temps et a rajouté « je ne dis pas qu’aujourd’hui… » Ouf ! C’est la première fois que ce genre de compliment me laisse froid tant je suis pressé d’ouvrir cette enveloppe. Vous aussi ? vous vous languissez ? Vous avez raison… mais c’est toujours comme ça que l’auteur maintient le lecteur en haleine… Je déchire je déplie… La Mat Mut !?  Laspalès et Chevalier me solliciterait-il pour l’écriture d’un sketch ou deux ?

Non !  C’est pour l’assurance de la maison. Je n’ai pas retourné leurs nouvelles propositions signées…. Et si je ne le fait pas rapidement il me vire !Extraordinaire, à partir du 31 décembre.

Y’a des jours comme ça même sous la pluie il fait beau. Parce qu’avec la manière dont par deux fois ils m’ont berné… Oui berné, c’est plus poli non ?...ou je vous écris ce que je pense ?  Après le cambriolage et une autre fois,   j’avais décidé de les quitter. J’aurais même pas à le faire. Elle est pas belle la vie ?

Alors comme en rentrant de la poste je ne savais pas trop quoi faire d’intéressant puisque je n’aurais pas du être là et que tout ça m’avais vaguement perturbé  je me suis mis à écrire cette bafouille… Tiens maintenant que j’y pense, j’arrive plus à me rappeler la tête de la postière…

Bises à tous 

Williams



04/11/2015
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