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Il était une fois... Michel ORSO

"Il était une fois…."

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Michel ORSO

Le plus toulonnais de nos chanteurs, de son vrai nom Orso Paolo Bertolucci est né en Corse à Prunelli-di-Casacconi  le….et, il ne le cache pas il en est même fier, le  12 décembre 1936, ce qui laisse à penser quand on voit avec qu’elle fantastique énergie il chante, danse et bondit tout au long de son tour de chant,  que soit ; l’ile de beauté regorge de fontaines de jouvence dont il a dû abondamment s’abreuver. Soit que, plus sérieusement,  la scène et son public  le galvanisent   et distillent à travers chaque fibre de son corps et de son esprit, des pouvoirs magiques du début à la fin de son show.

 

Car si vous aimez la scène, le spectacle et les artistes, les vrais les grands, plutôt hors normes qui marquent les mémoires et que vous n’ayez jamais vu Michel Orso… il vous manquera toujours à regret quelques chose. Alors, avant que les regrets ne deviennent remords,  si un jour Michel se produit près de chez vous n’hésitez pas vous en garderez un souvenir mémorable.

 

Mais revenons sur l’histoire du chanteur.

Michel a toujours chanté. A cinq ans à peine  il devient soliste de la chorale de l’orphelinat dont il est pensionnaire. Puis, à l’adolescence, tout en exerçant toutes sortes de métiers purement alimentaires boulanger maçon boucher et j’en passe il continuera à chanter partout où il pourra  faire entendre sa voix chaude; mariages, baptêmes, concours amateur, galas et surtout galas galères et même  un temps chanteur d’orchestre. Comme dans la chanson d’Aznavour dès ses débuts il se voit en haut de l’affiche du plus prestigieux des music-halls parisiens. Et très vite, plutôt que de continuer à rêver son rêve il décide de le vivre. Mais comme en province ses débuts parisiens furent  

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difficiles. Jusqu’au jour  où, au détour d’un gala, Patricia Carli le repère et lui présente l’incontournable Léo Missir alors directeur artistique chez Barclay.      


Michel Orso, lui fait écouter 
plusieurs de ses créations dont la chanson : « Angélique ». Convaincu, Léo Missir lui signe le contrat de son premier 45tours. Malheureusement les radios boudent le titre et malgré des tournées au côté Eddy Michel, Adamo, Enrico Macias et bien d’autres, sans promotion, le disque ne décolle pas et la carrière de Michel non plus. Mais c’était sans compter un petit coup de chance inespéré. Au Saint-Hilaire, le club le plus branché de l’époque, la programmation est régie par une jeune femme corse qui passe régulièrement la chanson de Michel. Et un soir, Eddy Barclay  venu par hasard, est témoin de l’impact sur le public du slow issus de ses propres productions. Il décide dès le lendemain de mettre cette chanson en avant et Angélique avec plus de ses 300 000 exemplaires vendus en quelques semaines  deviendra, comme par miracle, le tube français de l’année 1966.

 

Si le prénom Angélique à certainement été inspiré par le célèbre film de Bernard Borderie incarnée par Michèle Mercier, la chanson elle,  est autobiographique. Elle traduit l’énorme chagrin d’amour que Michel Orso a tout juste 20 ans a vécu a Toulon   lorsque Angélique, qui se prénommait en réalité Monique, quelque jours avant son départ pour 30 mois restant  de service militaire en Algérie alors en pleine guerre, lui annonça qu’elle le quittait.

 

1966 Michel a 30 ans. Riche d’un joli répertoire en plus de son énorme succès voit sur l’horizon des  années a venir sa route  toute tracée. Mais l’embellie ne dura que trois ans. Car  la gloire et frivole et quand on la croit notre elle s’envole… Et à partir des années 70 commence une longue et douloureuse traversée du désert pour ne pas dire bien souvent pire…de terribles  descentes aux enfers, dont, j’en témoigne, seuls les artistes qui sont passés par là peuvent comprendre l’intensité des douleurs qu’aggravent de profondes solitudes qui se multiplient   de blessures en blessures.

 

Et puis en 2006 : La résurrection. Grâce à la tournée Age tendre le public redécouvre Michel Orso. Chaque soir il ne gagne pas la salle ; il y triomphe. Au point qu’incontournable il en est devenu : « La mascotte ». Il participera à cette fantastique aventure jusqu’en 2015 en plus des galas et de sa permanence chez François Grimaldi, au restaurant-cabaret le Lamarck, sur la butte Montmartre.

Cette nouvelle notoriété inconsciemment attendue, inespérée mais bien méritée, lui a ouvert bien des portes qu’il pensait définitivement fermées comme l’enregistrement de nouveaux albums. Le dernier en date: Michel Orso chante La méditerranée…

Rien n’est jamais acquis à l’homme mais les vrais artistes ne tirent jamais le rideau avant le dernier acte et on en est loin.

Bravo l’artiste !

 

Williams Franceschi

        



25/04/2016
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