Articles et chroniques

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Christian DELAGRANGE...

 

"Il était une fois ...."

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Pour le  jeune Christian Delagrange,  né à Rabat au Maroc, sa vocation s’est vraiment révélée grâce  la chorale de son village près de Grenoble. Il n’a alors que 8 ans quand il se fait remarquer par sa puissance et ses capacités vocales. Il en deviendra  très vite le soliste.

Fan des compagnons de la chanson il avouera bien des années plus tard et  le confiera même  à Fred Mella,  qu’il rêvait à cette époque   de le remplacer.  

Suivent  les années 60 où  il crée divers groupes de rocks. En 1965, a tout juste 17 ans, il assure à Lyon  la première partie de Jacques Brel et avec « Les vampires »  la première partie des Beatles.   

Mais sa vraie carrière débutera réellement   en 1970 lorsque  sous le pseudonyme de Chris Gallbert il signera chez DECCA   et sortira son premier 45 tours « Carmen » produit par J-P Massera, qui se vendra a 350 000 exemplaires  puis un second qui atteindra les 200 000  et le troisième qui n’eut aucun succès ce qui rappellera à notre vedette en herbe que rien n’est jamais acquis à l’homme. S’en suivra deux redoutables années de traversée du désert avant d’atteindre :   

1972 et les années succès.

Avec de nouveaux producteurs dont Léo Missir et des chansons taillées sur mesure par Patricia Carli :  et Vlyne Buggi ,  aux titres évocateurs: Rosetta, Tendre Cathy, Sans toi je suis seul et tant d’autres. Christian est partout durant ces six ans et  vend plus de 12 millions de disques.

Gloire, notoriété et argent... pour l’argent pas tant que ça. Car Si son talent rapporte beaucoup, les contrats signés à l’époque ne favorisent pas vraiment l’interprète, en tout cas pas lui.  C’est le seul vrai Chanteur à voix en concurrence directe avec Mike Brant.  

 

En 1974, il est Charles Gauthier, rôle  principal, de la comédie musicale, qu’on appelait alors Opéra rock,  «  La révolution française » tout en poursuivant de galas en télés sa carrière de chanteur.

 

12552623_958260964249479_23642427356385766_n.jpgDans les années 80, je rencontrerais  à deux reprises lors d’émissions de radio sur Aix en Provence, un chanteur quelque peu désabusé dans une période difficile. Je le revois au volant de sa golf décapotable dans la cour de la station répondant très chaleureusement aux questions d’admirateurs et surtout d’admiratrices, signant des autographes, ne montrant jamais aucune impatience, aucun agacement à l’écoute parfois,  de banalités affligeantes et donnant de lui-même; jusqu’à fredonner a capela un bref extrait de chanson pour le plus grand plaisir d’une dame.

Si j’avais du qualifier Christian Delagrange a cet instant là j’aurais dit que c’était  un homme généreux,  infiniment gentil, accessible,  attentif et prévenant et je crois qu’il n’a pas changé. Mais malgré son sourire,  qui pouvait masquer ses plus grandes douleurs, l’artiste  souffrait.  Les années 80 n’étaient  pas porteuses et le chanteur traversait un nouveau désert. Il continuait à chanter, mais il fallait bien vivre. Alors, durant cette période il change de cap et se lance dans la production audiovisuelle. Emissions reportages, clips tout est bon. Il réalise même trois  clips pour la princesse Stéphanie.

Heureusement, les années 2000  lui donneront  un second souffle et depuis il n’arrête pas. Les galas, devenus concerts de toutes sortes se multiplient ainsi que les  tournées  comme « Age tendre » et tant d’autres.  L’homme s’engage dans de nombreuses missions humanitaires et crée sa propre ONG : christian@assistancehumanitaire.org et surtout regarde ce métier et son parcours avec une lucidité hallucinante en s’appliquant cette devise : «Sois humble car tu es fait de boue, sois noble car tu es fait d’étoiles ».

Bravo l’artiste.

 

Williams Franceschi

 

Photo: Jacques Viallon 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



04/03/2016
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