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Ainsi va la vie ....épisode n°1

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Dimanche 17h… il pleut… une journée bien entamée  qui s’est écoulée sans contraintes juste du bois livré ce matin qui m’a obligé à décharger et à ranger, sans entrain deux stères de chêne. J’ai fait ça presque mécaniquement, au ralenti  et étrangement, mais ça je viens juste de m’en rendre compte à l’instant,  le mal au dos qui m’avait tant préoccupé ces dernières semaines ne s’est pas réveillé. Il est vrai que j’avais la tête ailleurs, comme souvent, mais ce matin peut-être plus encore, puisqu’on me l’a fait remarquer.

   

Le Bucheron est un ami, il me livre quand il peut mais rarement quand il pleut.  Mais qu’importe  et comme d’habitude ; après l’effort on a bu un café, lui deux tout en dévorant les biscuits, que j’avais mis dans une assiette, prétextant qu’il n’en avait pas mangé d’aussi bons depuis… son pfffff !! Puissamment soufflé du bout de ses lèvres  tendues en sifflet en disait long sur les qualités gustatives des galettes made in l’hyper du coin,  tout en me  racontant, parfois la bouche pleine, des histoires sur des gens du pays et des relations communes, figures emblématiques de ce grand village de Provence ou j’habite depuis si longtemps.

 

Des histoires vraies, mais qui, comme beaucoup de celles qui ont jalonnées nos vies pourraient paraître invraisemblables  si le doute s’installait et surtout, si de temps en temps, il n’y avait pas quelques  témoins pour corroborer certains récits.

 

A quoi je pensais ce matin en déchargeant ce bois ? Pas au bois ni même à la question du bucheron restée sans réponse. Je pensais à mon article sur Fabienne Thibeault et à un autre  sur Diane Tell envoyé au journal pour ma rubrique « Tout pour la musique »,  à une chanson que j’avais mis en stand-by faute de trouver une idée originale, mais surtout parce que malgré le décryptage d’un anglo-yaourt je n’arrivais pas à mémoriser la mélodie…  et une chanson dont on ne mémorise pas la mélodie à la 10 ieme écoute , c’est soit que je n’ai plus ; ni oreille ni mémoire… soit qu’elle n’est pas bonne !  

 

En manipulant ce bois qui me griffait la peau des mains, Je pensais à une amie qui bosse sur les marchés et je souffrais pour elle du froid et de cette pluie qui allait l’obliger à remballer dans des conditions que le commun des mortels n’imagine pas une seule seconde. Et puis un flot d’image se mélangea pour faire remonter de ma mémoire de brefs instants. Des instants  dont le film  repassait au ralenti, nappé dans un flou ouateux qui lui donnait un charme et une poésie irréelle….

Ainsi va la vie..

(A suivre….)

 

Si ça vous plait…  

je vous livrerai la suite ou pas

 

 



27/03/2016
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