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Ainsi va la vie…épisode N°12 « La fête des Mamans.. »

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Dimanche 18h52... Il a fait un temps médiocre mais dans les yeux de la plupart  des mamans il faisait un des plus beaux soleils de l'année...

J’aime toutes les fêtes qui sont un moyen ou un prétexte pour se réunir, se retrouver en famille ou entre amis et qu’importe si elles sont plus ou moins récupérées commercialement ; je m’en fous.

Et tous ces repas en famille quel qu’en soit l’occasion ; les simples du dimanche  ou les copieux de Pâques, d’anniversaire ou de mariage, qui semblent en  gaver certain, je les adore.

 

Sur une période très courte? J’ai de tellement, beaux souvenirs d’enfance avec ma sœur, ma cousine, la famille, quand la table vibrait de discutions croisées  ou qu’ils s’exprimaient autant avec les mots qu’avec les mains. Quand le ton montait ou s’éparpillait en éclats de rire entre oncles, tantes, grands-parents et le reste de la famille, tandis que nous, les tout petits,  en attendant le dessert, nous jouions sous la table…

Antoine racontait pour la millième fois l’apparition de ce renard dans sa ligne de mire alors qu’il allait tirer sur un lapin… mon père son voyage à Rome en moto et les déboires mécanique de Jeannot son entraîneur ... L’oncle Lilou s’insurgeait contre le capitalisme et défendait les ouvriers des chantiers…  et on se demandait à quel moment ma tante Lilette,  comme à son habitude, péterait les plombs et saborderait la fin du repas dans les règles de l’art… Car même chez les gens du sud, mélange italiano-corse,  tout ne finissait pas obligatoirement en chansons ; mais ça arrivait aussi.

 

Mes souvenirs sont lointains et rares alors je les protège comme de jolies images cachées entre les pages d’un vieux livre. Et parfois, quand j’en ai besoin, j’y retourne juste pour me rappeler  des odeurs, des visages, des sourires… Tout n’était pas aussi idyllique que je veux bien le laisser entrevoir, mais là aussi je m’en fous !  Je veux me rappeler du soleil dans la treille pas de la grêle sur les cerisiers, même si je n’oublie rien.

  

Alors de toutes les fêtes, les deux qui m’ont et me touchent le plus ; sont Noël et la Fête des mères. Et la fête des pères me direz-vous ? bien sûr, bien sûr… je suis concerné. J’ai toujours autour du coup la chaîne et la petite plaque que mon fils encore à la maternelle avait choisie lui-même et payé avec ses sous sur laquelle est gravé : « Superpapa » ! Et je crois que pour mon dernier voyage ; je partirais avec (le plus tard possible rien ne presse)

 

La puissance du mot maman, j’en ai vraiment pris conscience vers six ans. Cette année-là mon père m’avait laissé en pension pour une partie de l’été à Jaillans  dans la Drome  chez des gens merveilleux, la famille Duc, que j’ai toujours considéré comme ma famille.

Dans cette ferme, à une encablure du village au milieu des champs de maïs et de tabac,  il y avait une vraie basse-cour des lapins, des chèvres, des poules, des cochons et un jour, alors qu’une ribambelle de poussins suivait leur mère-poule, un aigle  s’est jeté après un vol planant sur les petits bouts tout jaunes… Et là, extraordinaire, j’ai vu cette poule gonfler ses plumes, attaquer l’aigle et se battre comme il est difficile de l’imaginer. Tomber puis se relever et ré-attaquer malgré les coups de serres et de bec. Ce fut court mais ça m’a paru une éternité. Un combat inégal et pourtant c’est l’aigle qui capitula.  Je me souviens encore  de cette poule toute ébouriffée, mal en point et claudiquant   après la bataille qui écartait  ses ailes pour récupérer sa progéniture et  protéger ses poussins encore et encore. Quel magnifique exemple.

  

Beaucoup de mamans sont à l’image de cette poule. Alors, qu’on les fête tous les jours et un peu plus une fois par an… Normal non ?  

Et puis la fête des mères dégage une   force. Une force surnaturelle  tellement supérieure… Maman tu es la plus belle du monde… évidement !  Et Mon fils sortait régulièrement cette jolie phrase qui ne s’invente pas :

- Maman Je t’aime plus fort que toutes les planètes de tout l’univers… et même plus. » Alors … après ça… y’avait  rien à rajouter. Il avait tout dit…

 

Une maman c’est tout en douceur et en compréhension. Est-ce parce que nous sommes directement le corps de son corps que tous les sentiments sont surmultipliés ? Une maman c’est une maman.

 

Bien sûr, Il y aura toujours ceux qui vivent un manque. Qui n’ont pas connu ou trop peu leur maman et  qui en souffrent toujours et encore,  même s’ils ne l’avouent pas et vous disent en baissant les yeux : « C’est loin tout ça ! parlons d’autres choses »  Et puis Il y a celles qui auraient eu besoin de conseils, de soutiens dans des instant ou seule une femme peut comprendre  une femme… et ce qui prouve que toutes les théories selon lesquelles on reproduit toujours ce qu’on a vécu n’est pas à généraliser ; ces femmes qui ont grandis sans mère ; j’en connais… et une en particulier, sont devenues des mères exemplaires de bonté et d’amour.

 

On évitera aussi toutes les théories freudiennes qui cherchent absolument à mettre en équation ce qui n’est qu’Amour. L’amour d’un enfant pour sa maman  varie avec le temps, mais l’amour d’une mère pour son enfant quelques soit son âge ne change jamais…

Nous sommes toujours des enfants dans le regard de nos parents.

     

J’espère que vous avez pu; par votre présence, un coup de fil ou une pensée émue vous rapprocher de votre maman…

Allez… je vous embrasse

(A suivre...)

 

Williams



29/05/2016
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