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Ainsi va la vie ....épisode n°7

Vendredi 18h27   le temps est grisouillard, l’air  vaguement  lourd et faute de porter des lunettes de soleil en plus de mes lunettes de vue, la forte lumière  m’oblige à froncer les paupières  pour regarder au loin...

 

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Aujourd'hui, c’est le pont de l’Ascension. Depuis ce matin, à cause peut-être de  a longue queue à la boulangerie et des commandes de gâteaux qui n’en finissaient, plus, j’avais l’impression d’être un dimanche, mais non.

 

Ascension ou pas, ce matin je me suis levé de bonne heure comme d’hab. Sauf que 7 heure pour moi ; c’est la grâce mat. mais là c’était  pour continuer avant que le soleil ne soit trop haut et trop chaud, à creuser, à la pioche, tout le long du mur de ma terrasse sur une largeur de 40 cm et une profondeur de 30  ce qui deviendra une jardinière après que les façadiers aient enduis murs et façades, en principe début juillet.

 

Et c’est vrai que la terre est basse et le sol de Provence riche en caillasse. Alors vers 11h30 à un mètre d’avoir terminé, le dos et les mains un rien fatigués j’ai rangé pelle et pioche ; demain il fera jour.  

 

Cette après-midi après un som récupérateur, j’ai lu quelques pages d’un vieux Levy que j’ai retrouvé dans ma table de nuit et avant que, pris  au piège par l’ambiance l’atmosphère et l’histoire  je ne puisse plus en décoller,  Je me suis installé sur la table de la terrasse avec mon ordi du papier et tout cet environnement d’objets plus ou moins utiles qui constituent mon bureau de campagne.

 

La chaleur est supportable grâce à ce petit vent frais, brise légère  venue de n’importe où, qui me rappelle le Tivano cette brise de montagnes  qui souffle sur les lacs italiens,   bref cette brise par vagues successives et irrégulières me caressent la peau et la rafraîchit. Éole qui ne s’époumone plus depuis qu’un Zeus quelconque lui a offert un ventilo géant, a dû le régler sur force 1 pendant sa sieste,  au-dessus les feuilles s’envolent et là elles frissonnent mais restent sagement couchées sous mon stylo.

 

De quoi vais-je bien pouvoir vous parler ? J’ai plein de petits sujets  ébauchés sur des feuilles volantes pour ne pas les oublier,  mais depuis ce matin je pense à vous… à vous qui venaient me rejoindre régulièrement et de plus en plus nombreux. A vous qui en plus de lire le dernier épisode de notre feuilleton hebdomadaire,  êtes allés lire ou relire les épisodes précédents. Je trouve ça sympa. Je pensais à vous que je fais entrer dans une part de mon intimité. Vous étiez environs 60 au dernier épisode et en plus ce chiffre est faux pour des raisons techniques trop rébarbatives à expliquer ce qui en réalité devrait faire plus de 90 lecteurs... Mais même à 60 c’est pas mal !

 

Vous devant votre écran et moi devant mon clavier sommes un peu comme un artiste sur scène devant son public… je vous fais mon numéro ! Vous applaudissez, vous pourriez siffler. Mais si  ça ne vous plait pas vous fermer la page. C’est un peu comme si vous sortiez de la salle pendant le spectacle. J’ai de la chance vous applaudissez le plus souvent, dieu Merci. Et en guise de rappel je vous offre quelques numéros de « Ainsi Va la vie » en semaine. Juste retour des choses.

 

Pour conclure ce petit N°7  je vais vous raconter un souvenir. Un de  ceux que vous aimez bien. Cette année-là je passais une audition en public dans un petit cabaret à saint Germain de Près La Galerie 55 et dans la loge très exiguë je fis la connaissance d’un  artiste avant qui je devais passer. Un petit bonhomme rondouillard en salopette qui m’adressa juste la parole en bougonnant pour me demander si c’était bien moi qui passait avant lui et si j’en avais pour longtemps…  Climat idéal pour Controller son trac et maîtriser les doutes qui vous envahissent un soir d’audition.

Mon tour se devait d’être court juste pour montrer juste ce que je savais faire, je me devais d'être  percutant; ce fut le cas… mais essayer de créer l’ambiance du palais des sport dans une imitation de Johnny Hallyday devant une salle pleine d’une dizaine de personnes…  en sortant de scène le bougon de service dans sa salopette me tapa sur l’épaule, grimaça un clin d’œil et me gratifia d’un :  "Tu t’es bien débrouillé, bravo !…" puis, après avoir longuement soufflé presque tout l’air de ses poumons et repris une longue dose d’oxygène il entra en scène. Son histoire d’un mec n’en finissait plus, la salle était pliée en deux, ce qui ne faisait toujours que dix moitiés de spectateurs… la suite et le retour à la normale de l’ami Coluche sera le sujet d’un autre jour. Alors 60 lecteurs quand on a connu des salles avec 10 ou 15 spectateurs c’est pas mal…Tout est relatif…

Je vous embrasse…. Et encore merci !

 

Ainsi va la vie...

 

(A suivre)  

 

Williams 



06/05/2016
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