Articles et chroniques

Articles et chroniques

Ainsi va la vie.. Episode n°67 PERDRE..ou GAGNER !?...

 

lever-de-soleil-sur visager.jpg
La pub de : « Comme j’aime »
nous promet à grand renfort de spots à longueur de journée et sur toutes les chaines de perdre… des kilos ! C’est la première fois qu’une pub ose proposer de perdre pour gagner.

 

«Comme j’aime». Je n’essaierai même pas parce que dans la catégorie : Perdre ; je suis un champion. Je perds tout ; les clés, les lunettes, le portable, les prénoms, les adresses, les rendez-vous, la tête parfois… Dans la vie j’ai dû presque tout perdre au moins une fois !... et quand je dis tout… je vous fais un dessin ou vous imaginez par vous-même?…

 

Mais pour perdre ; au-delà des petites choses du quotidien,  il faut  oser, tenter, essayer, remettre en jeu et en question des acquis, prendre des risques. Conscient que les risques, même calculés restent des risques. Pour perdre il faut avoir une fantastique envie de gagner. Et perdre ne veut pas dire  sortir vaincu d’une défaite, surtout pas !

 

Perdre c’est juste une manière d’apprendre à gagner ; plus tard, une autre fois, avec plus d’expérience. Perdre c’est préparer un nouvel élan après avoir pris le temps d’analyser les raisons de ses échecs pour surtout ne pas en rester là.

Car un jour la chance, ce petit élément, cette petite étincelle indispensable que l’on ne maitrise pas ; la chance qui semblait vous faire la gueule depuis si longtemps, la chance comme le plus beau des soleils, la chance vous sourit enfin...   

Et croyez-moi sur parole après maintes défaites, qu’elles soient professionnelles ou sentimentales, le gout de la victoire est tellement savoureux. Plus qu’un parfum de revanche ; la victoire a des saveurs d’impossible qui vous donnent, tant ce fut difficile, une âme de héro.

 

J’ai donc du tout perdre un jour ou l’autre ; par bribes, par pans, ou en totalité, sauf l’espoir et l’envie de gagner. Tout perdu ;  sauf la vie. Et encore je suis passé si près du gouffre à force de jouer les funambules qu’il s’en est fallu de peu.

Peut-être que le gymnaste qui subsiste encore en moi m’a toujours permis de rebondir et de retomber sur mes pieds, parfois indemne, ou le plus souvent vous vous en doutez avec de simples hématomes ou des poly-fractures.

J’ai perdu des amours, des amis, des emmerdes…  oui dans le dernier cas je ne m’en plains pas.  Il faut dire que j’en ai tellement collectionnées qu’en perdre provisoirement quelques-unes et n’en garder que le souvenir à titre d’expérience ce n’est pas plus mal  et surtout ça soulage un brin.

 

Perdre au jeu ou ailleurs ne m’a jamais gêner. Ça ne fait pas de moi un perdant bien au contraire j’ai toute ma vie été un battant. Mais, considérant qu’il était possible de gravir les échelons sans être obligé de marcher sur des cadavres pour atteindre ses objectifs et encore moins certains  sommets, ce fut quelque fois plus compliqué. Mais au bout ; tellement plus valorisant.

En regardant boxer Mohamed Ali j’ai appris une chose : l’esquive est toujours plus importante que la force des coups  portés en répétition. Mais nous allons entrer dans un sujet bien trop sérieux. On va se prendre la tête et sous cette chaleur ce n’est pas le moment

Donc comme tout un chacun ; j’ai gagné, j’ai perdu… Mais si je fais le bilan aujourd’hui... sur la distance j’ai beaucoup plus gagné que perdu… Non ce ne fut jamais facile et je ne suis pas à plaindre.

 

Même si les moyens d’y parvenir divergent d’un individu à l’autre, dans la vie, a moins de vouloir gravir l’Everest en tong, presque tout est accessible. Tout n’est qu’une question de temps, de volonté et de réflexion.

La réflexion ! Prendre le temps de la réflexion et ne pas simplement penser à toute vitesse et partant dans tous les sens ; mais réfléchir et prendre du recul.  Savoir faire le point. Et après l’analyse de la situation ; ne plus s’interroger sur le passé mais sur l’avenir. Que faut-il changer ? Parce que quand on pédale dans la choucroute il faut peut-être se dire que quelque chose cloche…  le look, les attitudes, le caractère… Comment s’y prendre ? À vous de réfléchir mais il suffit parfois d’y croire et d’avoir un soupçon d’audace ; qu’est-ce qu’on risque de pire… Quel chemin emprunter ? La ligne droite est depuis toujours le plus court chemin d’un point à un autre… sauf que dans l’univers tout est courbe!...  La première chose ; c’est de retrouver le sourire. Sourire ! Jusqu’à ce qu’il devienne un réflexe. Sourire !

 

Le mal-être se ressent comme une odeur de fumée. Alors pas besoin de s’en habiller en permanence parce que cette odeur légère, au fil du temps devient acre et repoussante.

         

Sourire et s’imposer de ne plus garder ce visage fermé et triste qui montre aux autres comme un livre ouvert que vous allez mal. On a tous besoin à un moment ou à un autre d’exprimer ses douleurs, les affres d’un passé qui vous brulent le corps et l’esprit et tant d’autres choses.  Et l’on a  aussi  tous besoin de rencontrer quelqu’un qui nous comprenne et nous console; mais pour se donner les bonnes cartes, il ne faut pas en rester là et pleurer, au sens propre  comme au sens figurer ; si ça fait souvent du bien  ça ne doit pas s’éterniser. Sinon vous attirerez la compassion et pas vraiment l’amour.

 

Quand on positive on s’entoure  d’un Aura qui dégage empathie et sympathie.  Est-il besoin de vous préciser que les regards sont plus attirés par un jardin en fleurs que par un jardin dévasté… je ne vous donne peut-être pas les solutions simplement celles que je me suis appliqué. Et vous dire que s’il y a toujours un gagnant la prochaine fois ce sera MOI !

 

Mais passons à autre chose de plus léger….

Je vous disais : Tout perdu sauf la vie. D’ailleurs, et là je suis très sérieux,  le grand voyage après quelques accidents  et surtout pas par envie je ne suis pas suicidaire et ne l’ai jamais été, je l’ai entamé à plusieurs reprises.

 

Mais, et là je le vais être moins sérieux. La dernière fois en arrivant devant Saint Pierre ; il était  de dos occupé à lire sur son ordi en marmonnant des barbarismes d’un autre temps  et puis, lentement vu son âge, pour préserver de gestes brusques son arthrose cervicale,  il a pivoté sur lui-même,   s’est retourné, certainement en sentant ma présence et avec cette grosse voix que je ne connaissais qu’à travers les dix commandements quand il s’adresse à Charlton Eston… Comment ce n’est pas Saint Pierre ?! Dans les dix commandements ? Ben c’est la même voix. Sur le nuage ils doivent employer les mêmes acteurs pour la post-synchro en Français. Bref, Saint Pierre s’est retourné et m’a dit les yeux dans les yeux en fronçant les sourcils comme si c’était ma faute.

 

- Qu’est que tu fais  là ? Entendez : Qu’est-ce que tu fous là ? Mais il n’a pas osé

- J’en sais rien Saint Pierre, c’est vous qui m’avez… comment dire…

- Comment ça c’est moi ?… qui  t’ai rappelé !?

 

Et puis, l’air renfrogné comme si on lui avait piqué son dessert à la cantine,  il est retourné pianoter sur son clavier tout en continuant à marmonner derrière sa barbe blanche. Enfin blanche… dans cette lumière immaculée de cinéma Hollywoodien, parce que sur terre, dans la vie de tous les jours, sous les éclairages basse consommation,  elle serait blanchâtre limite jaune grisonnant.  Et, je vous le donne Emile, il a même prononcé le nom de,  mais suis-je autorisé à le dire ?... en quatre lettres dans les mots croisées,  le nom de son supérieur hiérarchique… Oui oui le grand chef de tous les bureaux. 

 

En l’observant tapoter les touches de son clavier j’en ai déduis : Un : Qu’il ne connaissait pas l’azerty par cœur. Et de Deux :  Qu’il contrôlait  en bougonnant. Mais il contrôlait quoi ?  Que suite à une erreur d’aiguillage,  peut-être n’étais-je pas arrivé au bon guichet…

 

Un court instant j’ai eu la peur de ma vie, enfin de l’autre vie !
J’ai repassé le film de mon existence qui avait défilé quelques instants au paravent comme prévu dans les notices.  Les notices extraites du manuel  du grand départ que j’avais piqué dans la salle d’attente. Donc un trouble m’a traversé  en m’interrogeant sur les raisons qui, éventuellement pouvaient m’envoyer beaucoup plus bas où il fait beaucoup plus chaud. Sachant que même si je suis un enfant du soleil, finir le reste de mon éternité dans un barbecue géant … Bon !

 

Et puis, alors que vaguement décomposé par une forme de trouille transpirante je n’interrogeais encore, Saint Pierre s’est à nouveau retourné tout en gardant un  doigt vindicatif pointé vers son écran.

- C’est toi qui écris ça ?

Ce qui est fabuleux c’est que même sans lunettes je distinguais  ma chronique.

Mais, qu’est-ce que j’avais bien pu écrire qui le mettre dans un état pareil ? Car, si je reconnaissais parfaitement le site je n’arrivais pas à lire précisément de quel épisode il s’agissait.

- Oui Oui Saint Pierre, c’est moi… Et ?

- Ben tu n’as pas terminé...

- Non c’est vrai… Mais

- Mais si tu n’as pas terminé, pourquoi tu es ici ?

- Mais Saint Pierre je n’y suis pas par ma propre volonté…Vous n’allez pas me faire croire que vous lisez mes bafouilles…

Et là, en un éclair, je me suis réveiller au milieu de mes perfusions et l’électrocardiogramme c’est remis à osciller presque normalement…Bip !…BIP !! Bip... Bip…

 

J’ai compris cette nuit-là qu’il ne fallait jamais écrire le mot : « Fin » au bout d’une chronique ni au bout de rien du tout d’ailleurs. Et je m’adresse à toi ! Oui à toi ! Tu vois tu t’es reconnue. Toi que je connais si peu et pourtant si bien. Ou toi que je connais par cœur même si loin !  Rien n’est jamais perdu. Dans la vie rien n’est jamais fini tant que l’espoir subsiste. C’est pour ça que depuis j’emploie le mot: « A suivre… ». Tant que je n’aurais pas terminé et que de la haut il en sera convaincu… 

Ainsi va la vie…

 

(A suivre….)

Williams Franceschi

Je vous embrasse a plus

 

 

 

         



06/08/2017
4 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 104 autres membres