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Ainsi va la vie… épisode n°55 : UNE SOIREE D’ ANNIVERSAIRE PAS COMME LES AUTRES…

16999022_613054762231254_8272376049712848124_n.jpgSamedi soir, j'étais invité à l’anniversaire du mon amie Sophie Vernet. Elle fêtait ce demi-siècle qui fait tant peur quand il vous atteint. La date de cette soirée avait déjà été reporté uniquement parce que je ne pouvais  pas  y participer ; à cause de mon planning surchargé  et non par volonté. 

Cet énorme détail me touche, me flatte et m’honore. Il est donc impossible que je me défausse. Elle me connait bien ma complice de reportages et amie dans la vie. Elle  sait depuis belle lurette  que je ne réponds presque jamais présent aux invitations sauf professionnelles ou en toute simplicité loin du monde et du clinquant artificiel des mondanités.

Et oui les mondanités  me gonflent. J’ai déjà donné, longtemps, souvent, par obligation, et  je n’ai plus du tout envie de vivre dans le semblant même pour une courte  soirée ni dans ma vie privée ni dans ma vie publique.

  

Ces discutions inaudibles dans un brouhaha incessant entre deux coupes de champagne et trois toasts où l’on déballe des banalités affligeantes faute de pouvoir développer de vrais sujets m’exaspèrent.

Car au fond qu’y font tous ces invités ? Rien ! Leur seul but est d’être vu. Eventuellement d’y rencontrer des personnages ou des personnalités influantes qui pourront les aider. Ils y cherchent l’opportunité pas moi. En plus avouons-le c’est rarement le lieu propice aux grandes rencontres.

Certains sont là en chasseurs de selfies. Chasseurs ou voleurs avides de reconnaissances. Une fois ce sésame en main où ils apparaissent  à côté de leur cible ils se pressent de  les publier sur des réseaux sociaux ou ailleurs et  tentent de nous faire croire qu’ils fréquentent certaines personnes influantes ou notoirement connues  alors qu’ils ne les ont frôlées que quelques secondes… Basta !

 

Si j’adhère totalement  aux  selfies pour les fans, qui sont une preuve d’admiration et le besoin de se sentir proches des artistes qu’ils aiment, ces photos   remplaçant ou complétant une dédicaces ; dans nombres réunions ces clichés sont un mensonge visuel.

Mais ce n’est pas le cas de ce soir puisque  tout le monde connait tout le monde ou presque. En plus je suis très heureux par ma présence, de faire plaisir à mon amie… faire plaisir c’est envoyer un : « Je t’aime » en filigrane et Sophie je l’aime beaucoup on ne se le dit jamais assez.

 

A 18h30, l’autoroute Aix-Marseille sature déjà. Ce n’est pas une surprise je m’en doutais un peu avant de partir mais que voulez-vous y’a des jours je crois aux miracles. L’arrivée sur Marseille est tout aussi compliquée. Comme ça ne m’intéresse pas j’ai mis une plombe pour programmer puis brancher le GPS de mon téléphone portable avant de l’accrocher au support ventousé contre le  parebrise pour qu’il me guide vers mon rendez-vous.

Mais dans cette ville éternellement en travaux les directives que la voix de la dame dans la boite, relayés par plus de 52 satellites, ça peu de gens le savent, sont systématiquement contrées par des panneaux indicateurs de chantiers provisoires qui m’indiquent… exactement le contraire. J’ai l’impression de tourner en rond et au ralenti. Je reste calme ou presque.

 

 Arrivé sur le Prado où je n’avais pas décidé d’aller au départ, la dame du GPS  m’indique d’une voix insistante à laquelle je réponds, mais elle n’écoute rien ; Tournez à droite !... A 30 mètres… Tournez à droite… Bon ça va ! J’ai compris ! Je ne suis pas sourd ! Enfin pas encore totalement.  Mais problème ; y’a pas de rues à droite. Si une, mais elle est en sens interdit. Un peu plus loin il y en a une autre. Je tourne. Ma copilote me fait remarquer qu’elle est aussi en sens interdit. Tant pis c’est trop tard je m’y suis engagé  je continue. La rue est d’une longueur sans fin et pour corser l’angoisse ; particulièrement  étroite.

Pourvu que je ne croise personne. Et Mer… elle me ferait pas faire un grand n’importe quoi la dame de la boite ?

Jusqu’au bout de la longue montée, ouf ! Je n’ai croisé personne. Dans quelques secondes je serai normalement libéré. J’ai un peu serré les dents et le volant. Plus que dix mètres de côte… Ouf ! C’est le deuxième ouf ! La voix métalicomélodique me rappelle que mon point de rendez-vous, après avoir tourné à droite ne sera plus qu’à vingt mètres sur la droite encore une fois. Je lui réponds gentiment : « Merci Madame ! ».

 

Merci trop vite. En haut de cette longue montée, à quelque pas seulement de mon arrivée sans drapeaux et ni applaudissements, une voiture s’est engagée et m’éclabousse les pupilles d’appels de phares. Merde ! Je ne vais pas me taper toute cette rue en marche arrière à quelques secondes de la remise des médailles ?!

Avec toute la mauvaise foi qui caractérise les hommes pris en flagrant-délit  je fais   moi aussi un appel de phares,  lève les bras au ciel ou plutôt les mains contre mon plafond,  comme pour faire croire que c’est l’autre qui est en contresens et j’y ajoute ;  des gros yeux étonnés qui préparent le masque du parfait connard avant  les injures. Je me prépare à être tout ce que je déteste  et puis… j’ai des scrupules.

 

 Je tire le frein à main, je sors de la voiture et  j’avance à pas presque lents, non pas pour me donner une constance de cow-boy avant le duel ou une allure particulièrement décontractée, mais bêtement parce que la rue est en pente et que ça freine mes pas.

Je m’approche de la fenêtre de la voiture d’en face. La vitre se baisse. Dans cette rue mal éclairée je ne distingue pas le visage de mon interlocuteur. Si ça se trouve je vais tomber sur un méchant baraqué qui va mal le prendre. J’aurais dû venir en jogging  je suis en costard cravate pas bon ! Mais non,  c’est une dame. Coiffée comme une speakerine au temps de la télé noir et blanc.

La dame me rappelle comme si je l’ignorais que je suis en sens interdit. Je lui mens en ajustant mon plus beau sourire et une voix de velours ; que je n’en savais rien, que j’ai suivi les instructions de mon GPS. Je pense à cet instant que j’en fais des tonnes. On dirait un vieil acteur qui surjoue dans une série américaine des années 70/80.

A sa manière de me regarder par-dessus ses lunettes qu’elle a juste légèrement baissées, à sa façon de me déshabiller du regard de la tête au pied en y rajoutant un petit sourire en coin qui ajoute de l’humour à son charme légèrement désuet, mais charme quand même, je devine ce qu’elle pense comme si elle l’énonçait à haute voix.

«  Monsieur, Vous ne vous moqueriez pas un peu du monde? » cette phrase lui va bien mais en réalité elle pense, en désaccord avec son look, «  Ce mec se fout de ma gueule » judicieusement  elle a la délicatesse de garder cette affirmation pour elle. Je reprends cette voix douce, calme et  presque mielleuse pour lui demander si, même si j’ai tort, si, elle accepterait de bien vouloir reculer de quelques mètres pour que j’accède à la rue de droite… Elle retire carrément ses lunettes. Elle va m’insulter.

Et non !  Elle me gratifie d’une moue qu’on pourrait traduire par : « OK » mais qui sous-entend : « C’est bien parce que c’est vous ». Si j’avais eu des fleurs je lui en aurais bien glissé un bouquet par la vitre ouverte, même un bisou mais n’exagérons pas.

Comme quoi avec un sourire, un peu de courtoisie, un soupçon de gentillesse et un rien de comédie on peut parfois et même souvent obtenir bien plus qu’en râlant ou en vociférant… surtout quand on a tort.

 

18136863_638903646313032_2115849711_n.jpgLa suite de la soirée qui se déroulait dans les locaux d’une galerie d’art, la Galerie Michael Edery transformée pour la circonstance, tout en y laissant en place une magnifique expo, ressemblait  à un opéra rock. Le lieu ; un ancien local industriel relooké avec gout mais qui conservait son aspect métallique, les invités, la famille Ilana , Allan, Fafa et surtout, comment l’oublier,   la plus jeune de tous dans sa tenue Peace and love ;Lily la maman, (que j’adore) des artistes, un peintre, des photographes, un modèle au top qui n’est pas encore un top-modèle mais dont j’avais découvert peu de temps avant la grâce des lignes sur des photos de Sophie. Didier Zuili le frère de Sophie dessinateur de grand talent qui vient de publier une  extraordinaire fresque historique : « Varsovie Varsovie ». Une chanteuse d’opéra Adila Carles qui fit vibrer les lustres en chantant a capella pour notre plus grand plaisir. La comédienne Catherine Lecoq qui se déchaina sur des musiques endiablées au milieu de la piste improvisée.  Mon amie Christine Cumbo responsable d’éclosion 13 qui avait  bien du mal à se réchauffer. J’en oublie évidement,  ils ne m’en voudront pas, tant les images dans ce patchwork  furent disparates et colorées. Je ne peux pas citer tout le monde ni les décrire dans ce contexte  c’est d’ailleurs un exercice redoutable.

Et puis il y avait Véronique Delclos comédienne et  Top-modèle Senior. C’est peut-être ainsi que je pourrais  la définir. Mais si elle est représentative des femmes de plus de 50 ans dans les pubs où elle apparaît, à son image, nombres de femmes dans cette tranche d’âge n’ont, malgré leurs craintes, pas de soucis à se faire. Le charme qu’elle dégage peut faire allégrement pâlir de jalousie les générations montantes.

 

D’ailleurs comme si le cerveau pouvait canaliser   ce qu’il veut suivre en filtrant l’ambiance parfois survoltée et le bruit, nous avons réussi à vraiment discuter. Etrange non ?

 

Ce fut une magnifique soirée, un bel anniversaire, l’occasion de revoir des amis et de sentir comme une aura palpable  tout l’amour qui entourait Sophie.

Ainsi va la vie…

(A suivre...)

 

Je vous embrasse

Williams       

 

Comme d'habitude quelques photos d'Amis

Sophie.. Véronique... Didier... Catherine...16508018_606020262934704_2168885536582077808_n.jpg

 

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29/04/2017
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