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Ainsi va la vie ....épisode n°18.. TATOUGES !...

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Dimanche 17h43 le ciel est toujours aussi bleu sur la Provence
et grâce à un léger vent d’ouest la chaleur est nettement plus supportable.

Contrairement à l’habitude où dès les beaux jours je m’installe sur la terrasse pour écrire la majorité de mes textes  et surtout celui de notre petit rendez-vous hebdomadaire, aujourd’hui c’est store très bas, pour occulter  le soleil et clim en marche douce mais en marche quand même, et dans mon bureau  devant mon ordi  que je viens de prendre place. Il y fait assez sombre ; juste une petite lampe d’appoint en plus de la luminescence  de l’écran. J’aime cette ambiance douce et feutrée. Elle me permet d’entrer dans un univers sans âge, sans bruit, sans agression visuelle j’y fais le vide ou plutôt ; j’y trouve une forme de plénitude propre à la création. Voilà pour le décor !

 

Aujoud’hui je voulais vous parler de TATOUAGES !

Chacun fait ce qui lui plait, on a tous un jour ou l’autre succombé à la tentation d’une mode ; cheveux longs cheveux courts pattes d’eph, Santiag, Perfecto, mini-jupe ou maxi … On s’est tous un jour, mais bien des années plus tard,  trouvé plus ou moins ridicule en visionnant un vieux film ou en parcourant des photos jaunies  qui nous semblent dater d’un autre siècle.. Mais qu’importe c’était l’humeur d’un jour, d’un été, d’une époque, d’un âge... Être dans le coup c’était et c’est encore entrer dans le moule d’une génération, d’un milieu social, d’un look.

D’ailleurs en dehors de nos déguisements, nous en avons parfois la nostalgie.  Mais qui porterait encore des chemises col pelle à tarte ? Et demain qui ne rira pas des jeans grunge ?… Toutes les modes passent et notre garde-robe aussi.   On déteste souvent ce que l’on adorait et faute de paraître plus ringard que vintage mieux vaut  évoluer avec l’âge…

Mais pour les  tatouages ? Énorme effet de mode…

 

Le tatouage a toujours existé et je ne juge pas. Encore une fois chacun fait ce qui lui plait mais quand je vois ce que je vois…. Whaouf !  Je me demande si les personnes qui sont bardées  de tatouages sont conscientes de l’irréversibilité de la chose. Et je ne parle pas des chef-d’œuvre, car il y en a,  mais de ces barbouillages humains, qui font de certaines personnes des espèces de tags sur pattes, magma ou mélanges qui couvre tout ou partie de leur corps dans la confusion la plus complète…

 

Bien sûr me diront certains on peut toujours les effacer. Les nouvelles techniques au laser font des merveilles c’est vrai. Mais : Un, ces opérations sont particulièrement douloureuses et coûtent un bras deux  oreilles et un œil. Et de deux; les cicatrices qui en résultent  selon la peau sont terribles. En tout cas pour l’instant, on ne revient jamais à l’état initial.

 

Alors évidemment d’autres me répondront avec convictions et certitudes qu’ils ont aimé et qu’ils aimeront toujours… Je fais semblant de les croire. L’amour à perpétuité ça existe. Néanmoins  chaque année deux français sur trois qui l’avait juré devant le monsieur le maire change d’avis… Mais pardon je m’éloigne.

 

Juste un détail ;  j’imagine ce joli coquelicot rouge qui orne le galbe du sein au grain fin, tendu et ferme  de cette ravissante jeune femme de 23 ans… Je l’imagine dans trente ou quarante ans… et le temps passe vite, même si on vieillit mieux,  il aura l’air bien fané le lumineux pavot des champs, mais j’ai peut-être tort…

Vous l’avez compris je ne suis pas un inconditionnel de l’impression sur peau. A l’impression sur soi je préfère l’impression sur soie,  quand bien même le tatoueur aurait le talent de Van Gogh ou Dali.

 

Je peux comprendre les tatouages qui sont l’expression de quelque chose de fort ou de symbolique qu’ils soient discrets ou très visibles, peu m’importe. Ceux-là sont encrés, dans les deux sens du terme, dans les mœurs. Ils sont la marque d’une appartenance, à un clan,  un groupe social, une ethnie : marins, motards, parachutiste  et j’en passe... Ils sont parfois  la seule manière de se souvenir ou de confirmer sans avoir besoin de s’exprimer oralement. Ils peuvent en amour être la preuve physique de  l’expression : L’avoir dans la peau…  dans ces cas beaucoup de  tatouages sont chargés de force et d’émotion.

 

Il y a certainement plein de fins psychologues qui se sont penchés sur le sujet pour en tirer des conclusions dont eux seuls ont le secret et la logique du cheminement. Moi je n’exprime que mon ressenti je ne cherche pas midi à quatorze heures.. Je constate sans plus.

 

Si je devais, seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, si je devais me faire tatouer  il faudrait que les raisons et le motif soient …. J’ai pas trouvé de mots justes. Ils n’y en a peut-être-pas.  Je choisirais peut-être  le prénom de mon grand-père ou une reproduction de cette photo de lui assis sur un banc appuyé sur sa canne… le prénom de mon fils… ou ce premier mot que prononcent les enfants en croyant que c’est un prénom unique. Un mot qui porte deux « aime » et pas de "n" en italien ou en Corse, juste pour me souvenir que rien ne comble certains  vides; même pas le temps.

A bien y réfléchir, je ne dessinerai et  n’écrirai pas de mots sur ma peau, a quoi bon. Autant laisser couler, glisser et s’imprégner l’encre sur le vélin de la feuille blanche. Il y a des peaux, si douces aux parfums parfois si enivrants, aux couleurs claires ou ambrées plus fines que le miel et le soleil qu’elles portent en elles. Aucun tatouage ne leur donnera plus de magie qu’elles n’en ont déjà. Il y a des peaux dont la simple odeur vous transporte au cœur de lointains souvenirs. Des peaux à admirer, sentir et caresser et qui  méritent surtout de ne pas être livrées en pâture aux barbouillages… aux tatouages.. pardon,  ça m’a échappé.

 

Je vous embrasse

 

(A suivre ….)

 

Williams

 



26/06/2016
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