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Ainsi va la vie ....épisode n°10 Y’a toujours une solution… Il suffit bien souvent de la chercher !

DSC02334.JPGDimanche 19 heures… il faisait très beau !... le temps se gâte… Il y a quelques minutes, les pies ont succédé aux geais puis les chardonnerets aux rouges gorges. Enfin deux écureuils et puis un aigle majestueux est descendu très bas se noyant presque dans son ombre  marquée comme une tache d’encre noire qui le suivait sur  sol. Et là, comme en direct, mais avec un léger différé  entre mon écriture et votre lecture,  j’écris bercé par des chants d’oiseaux… je ne fais pas le vide, mais dans ce calme animé et vivant ma vision des choses, mes réflexions, se posent dans la plénitude… Il m’arrive parfois d’avoir besoin de mouvement et de m’isoler au fond ou à la terrasse d’un café  pour écrire… C’est une autre façon de trouver l’inspiration, le recul et un rien de sagesse.

 

Cette semaine fut compliquée par la multiplication de petits détails qui sont venus  perturber le cour normal de la vie. Ho rien de grave mais  chiant. Je vais vous en raconter un parmi tant d’autres.  

Début juin, je dois partir quelques jours en  la Vendée. Ma nièce se marie…ça pourrait être un truc banal et contraignant. Mais pas du tout : J’adore ma nièce, ses parents, ses grands-parents, les voisins les amis… et mon beau-frère ! Et en plus je pense que c’est réciproque.

Mon beauf… j’ai hâte de revoir tout le monde mais lui en particulier. C’est le genre de beauf dont vous avez tous rêvé… mais pas de pot c’est le mien et je le garde ! …  Même pas je vous le prête ! Comme dirait une amie  en ponctuant son affirmation d’un mouvement de main à hauteur de la bouche, qui vous rappelle ces origines ; « même pas je vous le prête !... » Pour une fois que j’ai de la chance. Un beauf c’est comme les outils tu le prêtes ;  soit on te le rend jamais, soit on te le rend cassé… le mien est en excellent état alors je me le garde !....

 

Donc, tout paraissait simple ; mon fils devait travailler. Il était à la maison en dehors des heures de boulot et comme il ne travaille en dehors des cours que le samedi et dimanche matin et qu’il n’a plus de cours à l’université… il s’occuperait de la chienne et de la maison. Car même si j’ai fait poser une alarme ; rien ne vaut une présence humaine… Mais voilà ho ! Surprise mon fils s’est débrouillé pour avoir quelques jours de congés pour participer à la fête. Evidemment sa décision de nous accompagner nous a ravis, mais du coup !...

 

J’ai donc demandé à une amie si elle voulait bien habiter chez moi le temps de mon déplacement ce qu’elle a accepté bien volontiers…

Mais depuis que tous ces plans de départ sont mis au point, comme pour nous faire comprendre qu’elle comprend plusieurs langues et entre autre le français à voix basse, Laïka se fait la belle régulièrement …. Démaillant le grillage, passant par en dessous après avoir tout arraché…

 

Alors, pris d’un courage d’esclave égyptien durant la construction de la pyramide de Khéops, je me suis attaqué à la super consolidation de la clôture en rajoutant des barres de fer à béton diam 8 de six mètres sur la partie basse, en la faisant glisser dans les mailles en renforçant avec un vissage tous les 50 cm dans le muret bas, et en attachant tout ça solidement…

Mais ma clôture fait 250 m et passe par des endroits difficiles… bref après 50 mètres et trois jours de travail… c’est à dire hier matin, guilleret et prêt à la tache je suis allé admiratif contempler le boulot de la veille avant d’attaquer la suite ! Et là, ho ! Surprise ! Le grillage de séparation avec mon voisin arrière était sectionné sur plus d’un mètre laissant une très jolie porte… Je ne pense pas que le voisin soit à l’origine de ce trou mais plutôt que le grillage a 35 ans et que les mailles ont lâchés sous la force des tirants que j’ai rajoutés…

 

En premier j’ai réparé ce trou, puis j’ai imaginé l’angoisse de mon  amie en rentrant de son travail  si la chienne s’était fait la belle par ce passage… Je l’entends d’ici l’appeler les mains en porte-voix, faire le tour de la propriété et l’appeler encore et encore avec une voix  au ton de plus en plus désespéré. Je la vois et je l’entends  s’adresser à César son petit York pour lui demander ; les yeux remplis de larmes :

- Qu’est-ce que je vais faire ? Je savais qu’il fallait pas que je lui garde cette maison !  Puis se relevant une dixième fois elle appellerait à nouveau :

- Laïka !!!! La…ï …kaaaaaa  

Et puis en désespoir de cause elle irait s’adresser aux voisins… Je l’ai imaginée, elle si sensible, incapable de composer mon numéro… pour me prévenir !... Cherchant, après s’être assis et pris César sur ces genoux, cherchant une solution. Elle qui toute sa vie a su se débrouiller seule et se sortir de situations bien difficiles,  elle qui mériteraient un livre que j’écrirais peut-être, tant j’ai, en plus de l’amitié le plus grand respect pour cette femme courage doublée d’une mère exemplaire… Mais avais-je le droit de risquer de lui imposer un tel calvaire ? La réponse est : Non !

 

Alors j’ai trouvé par l’intermédiaire de mon veto une maison qui va accueillir Laïka le temps de mon absence, une dame d’un certain âge, une mamie comme je les aime, dans une villa à deux pas de chez moi… Mon amie qui vit en appartement,  pourra profiter tout en me rendant service, de quelques jours à la campagne au calme  avec César … whaafff !!wahaaf !! Et moi j’aurais l’esprit libre et serein… Elle est pas belle la vie ?

Ainsi va la vie...

 

(À suivre…)

 

Je vous embrasse

 

Williams



22/05/2016
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